Son accordéon, c’est un orchestre à lui tout seul. On est très loin de ce qu’on a l’habitude d’entendre. L’instrument prend une tout
autre dimension, Immense ! Sonia à un jeu très subtil, avec des modulations surprenantes.
Et une voix, une très belle voix. Excusez du peu !

L’indépendant


Je-ne-sais-pourquoi, je n'ai pas eu l'occasion d'écouter Sonia Rekis, alors même que j'ai eu maintes fois l'occasion de lire des articles
élogieux la concernant. En tout cas, depuis notre retour du festival et encore ce midi, pendant le déjeuner, nous avons plusieurs fois
écouté les neuf morceaux de cet opus : c'est un grand plaisir. Une valse qui nous rappelle "Indifférence", ce qui n'est pas rien. Et puis,
plus on avance, plus on est klezmer. J'ai été très sensible à l'amplitude du jeu de Sonia Rekis, à sa liberté à partir d'une rigueur très
classique et, comme chez Peirani ou Mille, à ces moments où la voix vient se mêler à celle de l'accordéon. Sans oublier cette évidence
difficile à analyser, en tout cas je ne m'y risquerai pas, le son propre de son instrument ou, plus
exactement, le son qu'elle lui fait chanter.

L’autre bistrot des accordéons

Sonia Rekis joue depuis toujours de ses habiles doigts de nacre, elle a cette légère mais sûre "north touch perfection".
Elle est de tous les styles et de tous les rythmes. Sur les chemins de traverse, l'aventurière Sonia Rekis manie le soufflet à la perfection,
car elle vit et joue de tout son soul. C'est une professionnelle qui fait honneur à l'instrument et lui redonne ses lettres de noblesse.
Alors un grand merci à elle !

Accordéon & Accordéonistes Magazine


Sonia Rekis, à ma connaissance la seule accordéoniste française née d’un père algérien, et dont ledit père refusa, comme elle me le
racontera, que sa fille joue de l’accordéon quand, à 6 ans, elle le lui demanda, car dans la culture arabe les femmes musiciennes ce
n’était pas bien vu traditionnellement, si bien que ce sont les grands-parents maternels et, eux, “Français de France” comme on dit, qui
offriront à la fillette son premier instrument. Sonia qui donnera à quelques personnes, “off le festival”, une
petite leçon d’accordéon et un concert privé.
Sonia, la gamine a moitié algérienne, a choisi l’instrument qui est le symbole de la musique populaire française, et crée désormais ses
propres compositions, dont elle vient de faire un album, “Drôles de lames”. Compositions profondes et très personnelles, qui chacune
nous parlent, en musique: Sonia aime la chanson, et nous chante ici des chansons sans paroles, mais que nous comprenons
parfaitement. Mélodies slaves, manouches, valses musette même, et, pour finir, revanche
sur les interdits des traditions: une chanson en yiddish - avec paroles !

Babelmed


Ce sont de bien belles musiques que Sonia Rekis nous sort de son accordéon, pour son premier album solo, Drôles de lames. Un petit
CD (trente-cinq minutes) mais qui va tenir de la place.Avec un style bien à elle, qui va de la valse musette classique (« Quai de
Bourbon ») à la mélodie mélancolique (« Roz des sables ») en passant par la chanson israélienne (« Yesh Makom »), le yiddish blues
(« Chutzpah ») ou le boston klezmer (« La petite Vatel »), elle nous mitteleuropéanise au maximum avec sa plainte mi-figue mi-raisin
tsigano-banlieusarde. Comme l’accordéon est beau quand il loin, comme ici, des danses du tapis verchuréniennes et autres aimables
bouffonneries. Le bel accordéon, comme l’appelle Marcel Azzola, celui qui a de l’âme ou du coeur. Qui plus est, Sonia Rekis, à l’instar de
Daniel Mille (le rapprochement n’est pas innocent), se laisse aller à chantonner à l’unisson de son instrument, et c’est très beau. Sur
« Yesh Makom », elle est excellente. Ça devrait (programmateurs, au boulot !) faire un tabac à l’antenne.

On-Mag


“Drôles de lames” est le premier album solo de Sonia Rekis, elle y démontre tout son talent non seulement d’instrumentiste mais de
compositrice. L’accordéon de Sonia sonne grave, ce qui n’est pas ici une indication musicale mais émotionnelle. On est très loin de
l’ambiance des bals que la jeune artiste devait animer, gamine. Plus proche de l’accordéon argentin, qui est un instrument à part
entière avant d’être un instrument d’accompagnement de quoi que ce soit - pour la voix ou la danse.
D’où le choix du solo dans ce disque.
Dans “Quai de Bourbon”, valse-musette vive et rapide, le toucher est très léger, aérien, et on imagine la folle course des doigts sur les
claviers... Nous avons particulièrement aimé “Roz des sables”, sur un mélancolique rythme de milonga, et “Musique pour trotteuse”, sur
un rythme de tango, pièce que l’artiste semble s’être auto-dédiée, comme certains peintres font leur auto-portrait, et qui pourrait la
définir le mieux: comme dans le tango, la mélancolie est là, qui parcourt l’album, la gravité de la vie, mais cela n’empêche pas
d’avancer, au contraire c’est sans doute cela même qui pousse à la danse, et qui redonne, au bout du compte, goût à la vie...

Muzzika






Drôles de lames vu d'ici


Portugal


Canada

Spain

Russia

Scotland

Netherlands

Brazil
à venir...  





L'ENA magazine - Novembre 2011

Copyright © Sonia Rekis